Fermentation bactérienne
Des bioréacteurs à fort transfert d'oxygène pour la fermentation microbienne à haute densité cellulaire — le verre pour le développement, l'acier inoxydable pour une production robuste — conçus pour l'aération intense et la charge thermique qu'exigent ces cultures.
Le défi
Protéines recombinantes, enzymes industrielles et ADN plasmidique commencent presque toujours par une fermentation bactérienne. La contrainte de conception ne change jamais : une souche qui double en vingt minutes consomme l'oxygène plus vite qu'une cuve sous-dimensionnée ne peut le fournir. Au-delà d'environ 70 g/L de masse cellulaire, E. coli recombinant n'est plus limité par le substrat — il est limité par la quantité d'oxygène qui franchit l'interface gaz–liquide [1]. Deux grandeurs en découlent, et ce sont celles sur lesquelles nous dimensionnons le réacteur : le coefficient volumétrique de transfert (kLa) et la charge thermique que la double enveloppe doit évacuer au pic de croissance — sans perdre la stérilité d'un lot à l'autre.
D'où une ligne en deux temps. En développement, l'essentiel est de voir ce qui se passe dans la cuve — moussage, turbidité, croissance sur les parois — et le verre le permet. En production, l'essentiel est la pression de service, la stérilisation en place et une durée de vie qui se compte en années : à partir de là, c'est l'acier.
La technologie VINCI appliquée — cuve agitée à forte puissance (verre → acier)
Des cuves agitées à forte puissance spécifique, des turbines Rushton et des spargers annulaires : la combinaison qui soutient le transfert d'oxygène qu'exigent les cultures microbiennes denses, pilotée par Bioflex™.
- Transfert d'oxygène. La turbine Rushton reste le choix obligé lorsqu'un kLa élevé est nécessaire : elle est radiale, elle fragmente les bulles et les retient dans la zone de mélange au lieu de les pousser vers la surface. En configuration multiple avec un sparger annulaire, la littérature applicative rapporte des maxima de l'ordre de 308 h⁻¹, soit un OTR d'environ 350 mmol/L·h [2].
- Le verre en développement, l'acier en production. Cuves en verre pour la mise au point des méthodes et l'observation directe ; acier inoxydable 316L avec SIP/CIP partout où comptent la répétabilité, la stérilité et une longue durée de vie.
- Évacuer la chaleur. Doubles enveloppes et serpentins dimensionnés sur le pic métabolique, et non sur la moyenne du lot : c'est le pic qui décide si la température reste dans la plage.
- Cascade DO et recettes Bioflex™. L'oxygène dissous pilote en cascade l'agitation, le débit de gaz et l'enrichissement en O₂ — alimentation DO-stat comprise — avec des recettes enregistrées et reproductibles.
De la recherche à la production, une seule plateforme
Les mêmes paramètres et recettes Bioflex™ vous mènent de la paillasse à l’échelle industrielle, en réduisant le risque de transfert entre étapes.

Bioréacteurs et fermenteurs stérilisables in situ pour la R&D
Série BioSIP.
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Bioréacteurs et fermenteurs stérilisables in situ pour pilote et production
Série BioFerm.
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Bioréacteurs et fermenteurs stérilisables in situ de grande échelle
Bioréacteurs sur mesure.
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Les chiffres ci-dessous sont des repères tirés de la littérature publiée et de notes d'application industrielles — ce ne sont pas des résultats obtenus par VINCI ou ses clients.
- kLa jusqu'à ~308 h⁻¹. Mesuré dans une cuve agitée équipée de deux turbines Rushton à 6 pales et d'un sparger annulaire — l'ordre de grandeur qu'exige une fermentation microbienne dense [2].
- Haute densité cellulaire. Des procédés fed-batch documentés avec E. coli atteignent une DO₆₀₀ ≈ 201, soit environ 76 g/L de poids sec cellulaire [2].
- Alimentation DO-stat. Piloter le débit d'alimentation à partir des variations d'oxygène dissous est une voie établie vers la haute densité et des titres élevés en protéine recombinante [1][2].
Sources scientifiques
- High cell density cultivation of E. coli for recombinant protein production (PMC)
- Note d'application industrielle — culture d'E. coli à haute densité cellulaire en cuve agitée avec turbines Rushton et sparger annulaire (kLa ≈ 308 h⁻¹, DO₆₀₀ ≈ 201, poids sec cellulaire ≈ 76 g/L)
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