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/// Montée en échelle du bioprocédé

Montée en échelle du bioprocédé de la paillasse à la production

Transférer un procédé d’une échelle à l’autre ne revient pas à multiplier un volume : cela change la façon dont la culture reçoit l’oxygène, dont elle est mélangée et le cisaillement qu’elle subit. Cette page réunit les critères qui encadrent un transfert et le parcours en quatre étapes, de 250 mL à plus de 1 000 L WV, le long duquel la plateforme Vinci l’accompagne.

250 mL – 1.000+ L WV 4 étapes Bioflex™
/// Parcours de montée en échelle

De la recherche à la production, une seule plateforme

Les mêmes paramètres et recettes Bioflex™ vous mènent de la paillasse à l’échelle industrielle, en réduisant le risque de transfert entre étapes.

Bioréacteurs de paillasse
Phase 01

Bioréacteurs de paillasse

250 mL – 30 L WV

Série Biobook.

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Bioréacteurs et fermenteurs stérilisables in situ pour la R&D
Phase 02

Bioréacteurs et fermenteurs stérilisables in situ pour la R&D

20 – 100 L WV

Série BioSIP.

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Bioréacteurs et fermenteurs stérilisables in situ pour pilote et production
Phase 03

Bioréacteurs et fermenteurs stérilisables in situ pour pilote et production

250 – 800 L WV

Série BioFerm.

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Bioréacteurs et fermenteurs stérilisables in situ de grande échelle
Phase 04

Bioréacteurs et fermenteurs stérilisables in situ de grande échelle

> 1 000 L WV

Bioréacteurs sur mesure.

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/// Les critères

Les critères qui encadrent un transfert d’échelle

Ils ne peuvent pas tous être conservés en même temps : une mise à l’échelle à puissance spécifique constante donne une vitesse périphérique différente. La montée en échelle consiste à choisir lequel prime et à documenter ce que l’on accepte de laisser varier.

kLa

Le coefficient volumétrique de transfert d’oxygène est le critère le plus utilisé pour les procédés aérobies : on le maintient constant entre les échelles parce qu’il détermine la quantité d’oxygène qui parvient réellement à la biomasse. Il varie avec la vitesse d’agitation et le débit de gaz, si bien que la même valeur s’obtient à chaque échelle par une combinaison différente des deux.

Puissance spécifique (P/V)

La puissance dissipée par unité de volume relie le mélange au cisaillement. La maintenir constante conserve le régime de mélange, mais à mesure que le volume augmente elle impose des vitesses d’agitation plus faibles — c’est pourquoi un procédé ne se transfère pas en recopiant les tr/min.

Vitesse périphérique du mobile

C’est elle qui détermine le cisaillement subi par les cellules. Pour les cultures sensibles — cellules de mammifère, biomasse mycélienne — c’est souvent la contrainte qui prime sur les autres, et elle décide de la géométrie du mobile avant sa vitesse.

Débit de gaz spécifique (vvm)

Les volumes de gaz par volume de liquide et par minute ne se transposent pas linéairement : à grande échelle, le même vvm représente bien plus de gaz, avec davantage de mousse et un stripping du CO₂ accru. On met généralement à l’échelle la vitesse superficielle du gaz plutôt que le vvm.

Similitude géométrique

Rapport hauteur/diamètre, diamètre du mobile rapporté à celui de la cuve, nombre et position des contre-pales : conserver les proportions entre les échelles est ce qui rend les données de procédé comparables. Lorsque la similitude complète est impossible, on choisit quel rapport préserver.

Temps de mélange

Le temps nécessaire à la cuve pour redevenir homogène après un ajout augmente avec le volume. À l’échelle de production, c’est lui qui détermine si un ajout de base ou de nutriment crée un gradient local de pH ou de substrat avant de se répartir.

/// Continuité

Ce qui ne change pas quand l’échelle grandit

Les mêmes recettes

Bioflex™ accompagne le même procédé de la paillasse à l’échelle industrielle : recettes, séquences et profils d’alimentation se transfèrent d’une étape à l’autre au lieu d’être réécrits.

Le même couvercle

Le couvercle des systèmes de paillasse est le même pour la cuve en verre et pour celle en acier inoxydable : sondes, piquages et dispositif de prélèvement restent ceux sur lesquels le procédé a été mis au point.

Les mêmes paramètres mesurés

pH, oxygène dissous, température, pression et biomasse sont acquis par la même chaîne de mesure à chaque échelle : les données de paillasse et de pilote se comparent sans réconciliation.

Une stérilisation cohérente

De l’autoclavage en paillasse à la stérilisation in situ des systèmes pilotes et industriels, les cycles SIP et CIP sont automatisés et enregistrés : le changement d’échelle ne modifie pas la façon dont le procédé est validé.

/// FAQ

Questions fréquentes sur la montée en échelle

Passer de l’erlenmeyer au bioréacteur change la façon dont la culture reçoit l’oxygène : dans l’erlenmeyer l’échange se fait par la surface, dans le bioréacteur par les bulles. On commence donc par fixer le critère à conserver — pour un procédé aérobie presque toujours le kLa — puis on déduit à chaque échelle la combinaison d’agitation et de débit de gaz qui l’atteint, en vérifiant que la vitesse périphérique du mobile reste sous la limite tolérée par la lignée cellulaire. Sur le parcours Vinci cette mise au point se fait sur les systèmes de paillasse de 250 mL à 30 L WV et se transfère aux étapes suivantes avec recettes et chaîne de mesure inchangées.

Six critères sont utilisés en pratique : le kLa, la puissance spécifique P/V, la vitesse périphérique du mobile, le débit de gaz spécifique, la similitude géométrique et le temps de mélange. Ils ne peuvent pas tous être conservés à la fois : une mise à l’échelle à P/V constant donne par exemple une vitesse périphérique différente. La montée en échelle consiste à choisir quel critère prime pour ce procédé et à documenter ce que l’on accepte de laisser varier.

Le parcours couvre quatre étapes : 250 mL – 30 L WV en paillasse avec la série Biobook, 20 – 100 L WV pour la R&D stérilisable in situ avec la série BioSIP, 250 – 800 L WV pour le pilote et la production avec la série BioFerm, et au-delà de 1 000 L WV avec les bioréacteurs sur mesure. Les étapes partagent la plateforme de contrôle : le transfert porte sur les paramètres de procédé, pas sur la réécriture de l’automatisation.

Parce que la puissance dissipée croît avec le cube de la vitesse et la puissance cinquième du diamètre du mobile. Conserver les mêmes tr/min à un volume supérieur signifie donc une puissance spécifique et un cisaillement totalement différents. Ce qui se transfère, c’est le critère — kLa, P/V ou vitesse périphérique — et les tr/min s’en recalculent à chaque échelle.

/// Commençons

Parlons de votre
montée en échelle

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